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001 LA MUERTE DEL PODER (G. Brière)
Perdí todo
Todo esta perdido
No espero nada mas de la vida
El cumpleaños de Catalina
puede cambiar de fecha
es cuando el sol reúne sus amigos
¡es quizás hoy!
Aquí en el barrio de los perros
nuestro poder se muere
no teníamos mucha suerte
ahora toman los terrenos
El mundo debería ser una gran capital
la gente debería ir hacia el mismo ideal
el bien común no existe ya
Es la hora de pensar en los demás
Buenos dias, gente de Lima
Qué tal Miraflores, qué tal ilusión ?
Buenas tardes, Villa Maria Qué tal Grupo 3, qué tal revolución ?
Yo no soy un destino turístico
construí mi casa en el desierto hay veinte años
escribo esto pa'a los que no tienen techo
que la expropiación cese, es necesario
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002 BEAU GAZON (F. Adams)
Les gaffes sont faites, il nous reste à ramasser
On va pas s’en tirer à tout’ déléguer, non
D’ailleurs nos délégués se mettent les pieds
Dans le marché au détriment de la solidarité
Les compagnies brevètent la vie
L’humain s’oublie dans l’économie
La classe moyenne qui rétrécit
ça pervertit la démocratie
Mais quand mes pires ennemis deviendront mes seuls amis
Quand la menace extérieure nous unira dans la même peur
J’comprendrai quelle faute j’ai à m’ reprocher
J’ai mal consommé, j’ai participé
Ce sera la fin de ce monde qui n’a pas de but
Le début d’un monde qui n’a pas faim
Les obus qui abondent sont le pain en moins
J’éclaire ma route pis chez nous dans mon bout’
Ça fait déjà ça d’fait
Je trace ma route ça ne fait aucun doute
Elle est ce que j'en fait
Les glaciers fondent dans notre jardin
C’est le printemps de notre déclin
Un beau gâchis de combinaisons
C’est la bioaccumulation
Ça va tout maganer notre beau gazon
C'est une violence structurelle insensible aux séquelles
C’est comme ça qu’ça marche, c’est un système qui tache
C'est un triste concept, mais tout le monde l'accepte
On laisse aller l’vote, et encore le diable l'emporte
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003 COMMENT S'ARRÊTE TON PAGE? (G. Brière)
« Ce qu’on ne sait pas ne fait pas mal »
Ça c't'un dicton qui m’achale
C’est l’image d’un peuple hypocrite
Où chacun n’a pas ce qu’il mérite
Combien de gars, combien de fois ?
Où, quand, comment et pourquoi ?
Combien de silences mensongers
Ont réussi à nous épargner ?
Il n’est pas question de t'retenir
De vivre à fond ou de découvrir
Comment font les cons qui t’ont dans la mire
Pour assouvir leur désir …
Comment s’arrête ton pager ?
Dans mon tiroir à tous les soirs
Sa sonnerie est un purgatoire
Tu m’as ouvert les yeux quand je croyais en nous deux
Tu m’as couvert de boue quand je t’aimais comme un fou
Si tu n’as pas de respect pour toi
Oublie ça, il viendra pas de moi
Ou tu m'appelle ou tu le cancelle
Parce qu'il est sul bord des poubelles
Comment s’arrête ton page ?
On avait choisi cette sonnerie
Étendus ensemble dans le lit
Ça fait plus qu'une heure
que j'parle à ton répondeur
Je coupe la connection
Nous n'aurons plus de liaison
T’es partie tôt un matin pour une super sortie
Tu as laissé ton page et des secrets sur mon lit
Et quand je tournais les pages de ton journal
J’en ai appris des vertes, des pas mûres pis des sales
Tu ne donnes pas de nouvelles depuis un mois et demie
Mais je reçois des tonnes de page de tes petits amis
Cocu comme un voleur de journal intime
Je n’aurais jamais cru en faire une rime
Ça fait ben deux heures
que j'engueule ton répondeur
J'y coupe la ligne au nez
Fac' lui y pourra pas me biper
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004 CHECK BEN ÇA (F. Adams)
T'es loin là-bas, t'es plus là, ici c'est moi pis pas toi
je suis sur le seuil
Là-bas chez lui, c’est toi, son lit ses bras, ici c'est moi,
dans mon deuil
Amer, j'irai dans la mer
Ça refroidit mon sang qui bout, qui bout
Tout ce qui fût nous n'est plus tabou, taché de boue
Tu me dis par le fil de te réserver mon lit
J'en dis qu'il t'enfile dans sa damnée de ville
J'tiens debout, droit debout, debout marabout
J'tiens mon bout, droit debout, debout la baboune
J'tiens debout, droit debout, debout marabout
J'tiens mon bout, j'suis à bout, tu pètes ma balloune
Je fais du boudin de vous deux, de votre lien, je m'offusque
Tous ces matins t'es réveillée par ses mains de mollusque
Encore amer, je n 'vais pas me taire!
Depuis qu'il t'a cuisiné pour tous ses petits déjeuners
Qu'il s'est délecté de toi
Je suis jaloux et dégoûté de vos petites matinées
Que tu n' réservais qu'à moi
Le jour ou tu reviendras
Check ben ça...
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005 ÉGAL ILLÉGAL (G. Brière)
Ça fait plus d’un mois que j’suis dans le sud
J'ai gardé en moi mes vieilles habitudes
Les feuilles sont vertes, l’humidité est parfaite
J’ai des projets, des pages complètes
J'suis bien, j'te tiens la main, je t'appartiens
Dans notre quotidien, tu m'ouvres ton jardin
Allume-moi, guapa, au boutte de mon papier
Allume-moi, allume-moi
J’connais un racoin près de la rivière
Une forêt tropicale, un coin désert
On fera la plus grande des plantations
On courra main dans la main dans les bourgeons
J’connais des gens qui veulent travailler
Et d'autres qui maintiennent la pauvreté
Chaque nation doit se cultiver
On est tous sul’ même pied d’égalité
En el Canadà, quién paga la policià ?
quién dice qué planta es buena o mala ?
No me digas que ponen la hierba a la bassura
La fuman, la venden, la devuelven a la calle
Tome tome, esa bolsa de mari
Viene de mi país, es bueno cannabis
Tome, tome esta fruta natural
Me volvera igual - Igual pero illegal
J’me rappelle le pays où je suis né
Une structure pesante, un modèle dépassé
Y parait que c'est lui qui a creusé l'écart
C'est nos niveaux de vie qui nous séparent
C'est chien, mais ta richesse vaut bien moins
au yeux des tiens qu'à ceux des miens
Remplume-toi, guapa, dans l'illégalité
Allume-moi, allume-moi
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006 A FUERA (G. Brière)
Je ne veux rien garder je veux tout dépenser
Y'a que les souvenirs pour m’enrichir
Je n’ai pas d’argent à te prêter
Mais j’ai des histoires à raconter
Veux-tu vivre le moment présent
Ou t’en empêcher pour épargner ?
Ton coffre-fort traversera pas de l’autre bord
Travailles-tu pour ta liberté ou te libères-tu pour travailler ?
Chez moi, les hommes sont tous des frères
Et je ne veux pas porter de jugement de valeur
Si gagner sa vie c'est perdre la terre
Je m’en vais vivre en Équateur
C'est le soleil qui te réveille
C’est ton visage sans maquillage
Ce sont tes pieds nus pour marcher
N’est-ce pas comme ça qu’on est nés ?
Si t’éteins le réveil-matin à coup d’poing
Et ton image n’est qu’un mirage
Se lever tôt pour le boulot c'est une autre journée à l’eau !
A fuera vete a fuera
Al Guatemala / Al Nicaragua / Al Costa Rica / Y hasta Cuba
De tu casa / De tu cabesa / En viaje / Hasta siempre
Yo no tengo dinero pero mas tiempo para salir a fuera
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007 NOTRE SILENCE (F. Adams)
Depuis quelques mois, j’nous reconnais pas
Soit t’es trop là, soit je retombe en moi
Accro-velcroc, tu t’accroches et reproche
Relâche le gars, évite le dégât
Aimes-moi, aimes-moi, sans t’oublier, aimes-moi mais aimes-toi
Aimes-moi, aimes-moi, à t’élever, aimes-moi, mais aimes aimer
Plus tu me serres et plus ça m’exaspère
Je me surprends à souhaiter le désert
Saches que je t’aime, que je suis sincère
Lourde est ta peine, vas-donc faire tes affaires
J’aimais mieux celle qui avait confiance en elle
Elle était libre comme elle était belle
J’ai souvenir d’une vraie immortelle
Celle que j’admire quand elle déploie ses ailes
Tu n’as qu’à revenir et moi je vais t’accueillir
Pas de méfiance, aucune offense
Seulement que nous… en silence, notre silence
T’as qu’à revenir, tu n’as qu’à revenir, t’as qu’à redevenir toi
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008 NO TE PREOCUPES (G. Brière)
Siempre me pregunto por qué me encuentro aquí
en la casa de Lady o Fredy dando vida a mi guitara cuando toco música
Encontré la respuesta : no hay que preguntarse
No te preocupes
Palabras del hombre simple y palabras de reggae
Esta linda expresión calma cada situación
No te preocupes
Siempre recordaré Peru, America central o Cuba alla la gente es de palabra
Adquirí un nuevo estilo de vida cuando canté esta melodia
No te preocupes
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009 MADRE TIERRA (G. Brière)
Soy la madre tierra, la planeta entera
Hace años que grito cuidame un poquito
Soy la madre tierra, yo nací perfecta
Hace años que grito ¡ Cuidado, cuidado!
La selva me dejó, queda un cementerio
De lo que era arboles y pulmones
hasta que llegaron los hombres
Soy la madre tierra, la sola y unica
Desde años necesito más tiempo, más tiempo
Soy la madre tierra, una mano abierta
Hace años que grito : ¡ Dejenme más tiempo!
El agua me dejó, queda un cementerio
De lo que fuera un paraíso de peces
y principio de la vida
El ser humano juega al conquistador
nunca piensa a lo que ya comprendí
Ayuda - yuda -yuda a la tierra / a tu mamá
Chinga chinga chinga a la tierra / a tu mamá
Soy la madre tierra, la madre de cada mamá
Es mi grito de alarma, el tiempo me hace falta
Soy la madre tierra, completamente enferma
No me queda mas tiempo, por fin, les explico
Cuando el sol me quemó, quemó
Vímos una luz ¡ Fuego, fuego!
El no pidió permiso, fue una gran explosion
Nunca ningun humano pudo decirse adios
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010 LA MASSE DÉCISIVE (F. Adams)
C’est la peur qui a tout grafigné
Pendant ces heures qui ont miné nos humeurs
Muscler l’cœur, s’essayer
À c’que t’à l’heure ici soit notre ailleurs
On fera enfin c’qu’on veut vraiment dans l’fond
On s’rappellera de l'époque du veston
Si près sont enfouis nos désirs profonds
Creuser en nous c'est une révolution
L’humanité va se rencontrer
Nous, héritiers, allons déclancher
la révolution de l'homme humanisé
Les coïncidences dévoilent l'évidence
Dès qu’on les laisse révéler leur sens
L"impression d'être au bon endroit s'en dégage
La synchronicité concrétise les présages
Y’a jamais eut autant de monde sur la planète
Y’a jamais eut autant d’amour par le même fait
Ça crée la masse décisive d’individus épiques
Éparpillés partout tissant la toile d’éthique
Tant de personnes ont fait quorum
pour modéliser la prochaine société
Tant de personnes, les autres dorment
Allez rayonnez, ils vont s’éveiller...
On est la masse décisive que la glace se brise
En attendant allez… allez rayonnez, ils vont s’éveiller...
Tout émerveillés par tant de beauté
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011 DANS NOS HUAYÑOS (F. Adams)
A veces, perderse el el bosque
es el mejor para encontrarse
L’été est long et chaud
Et quand la pluie arrive dans nos huayños
Le matin les oiseaux
Chantent l’instant et vivent d’amour et d’eau
Loin à l’écart, un rendez-vous sans écran
Les gars en retard, les filles se font des plans
La tête au zénith
L’été est long et chaud
Et quand la pluie arrive c'est un cadeau
La peau accepte l’eau
Tout comme le charango dans nos huayños
Marchez pas sur les crapauds
Pour les crapauds y fait beau
Le ciel a juste un rideau
Dans notre décor d’arbres et de feu de camp
Et quand le soir, la fraîche prend le couchant
L'amour au zénith
La nuit nous abrite
Et le feux crépite
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012 VÉHICULE (F. Adams)
Dans l’bleu d’un bac j’ai trouvé du temps
Je l’ai mis dans mon sac, mon carburant
Et j’en laisse s’échapper tellement
Que l’asphalte se craque chaque printemps
J’ai roulé mon hamac
Je suis parti en sifflant
Mon corps est un véhicule et j’voyage à pied
Sur la route s’affairent des gens
Qui s’dépassent et repassent continuellement
Et s’ajoute à leur rêve au volant
Ma présence en errance sur l’accotement
Je suis riche de temps
Et je voyage à l’instant
Mon corps est un véhicule et j’voyage à pied
Et tout en marchant, j’encourage le vent
À souffler cette amertume de leurs tuyaux d’échappement
Et tout en souriant je me souviens du temps
Où je me coupais du monde en me véhiculant

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